La France est le pays où l’on trouve le plus de châteaux au monde : il y en aurait plus de 45’000 sur l’ensemble du territoire.
Il y a en France un patrimoine exceptionnel et unique au monde par sa diversité : vous trouverez en France des châteaux de tous les styles et époques.
A l’origine, les châteaux étaient construits pour défendre un territoire et des biens matériels.
Ils servaient alors à entreposer, conserver et protéger les récoltes, monnaie, manuscrits, tapisseries, trésors et bien d’autres valeurs communes.
Certaines valeurs communes sont des biens exclus de toute possibilité d’accaparement ou de propriété privative : personne ne peut se les approprier, ni les céder.
C’est sur cette base juridique que les biens du domaine de la Couronne sont déclarés inaliénables depuis une Ordonnance du Roi Philippe V, reprise ensuite lors des cérémonies du Sacre (serment que le Roi fait à la France), répétée ensuite par l’Édit de Moulins du 15 février 1566, puis reprise dans les textes de la République Française*.
* Article L. 3111-1 du Code général de la propriété des personnes publiques : « Les biens des personnes publiques mentionnées à l’article L.1, qui relèvent du domaine public, sont inaliénables et imprescriptibles. »
En France, les châteaux forts étaient, dès l’origine, pensés et voulus et conçus pour être des outils de conservation et de défense des biens communs d’une population.
Ces châteaux n’étaient pas des propriétés privées, mais des constructions autorisées par la puissance régalienne.
Même si les fortifications, épaisses murailles, barbacanes, tours et donjon, murs d’enceinte, fossés, pont-levis, hourds et parapets avec leurs créneaux et merlons, pourraient laisser croire le contraire, les châteaux sont éminemment ouverts à la population qu’ils protègent et qu’ils servent.
Dans cette mission de protection des biens et territoires, ils entraient en concurrence avec d’autres édifications civiles ou religieuses : abbayes, bastides, villes, cités, citadelles, manoirs, fermes fortifiées, abritaient, conservaient, partageaient, échangeaient, aussi des richesses communes.
Avec le développement de nouvelles techniques de protection et de distribution et de diffusion des richesses communes vint le temps de l’éclosion d’une fleur du mal de la liberté : la propriété privée.
Et les châteaux perdirent peu à peu leur vocation initiale, pour se refermer voire se détourner, des populations qu’ils servaient alors.
L’État, des régions, des départements, des villes et des villages, des associations et quelques familles se donnent les moyens pour conserver les châteaux français.
Voici quelques exemples de réussite d’ouvertures au public de châteaux « privés » : Chenonceau, Cheverny, Amboise, Vaux-le-Vicomte, Breteuil.
Chateaux-France vous offre de découvrir ces lieux, « propriétés privées » ou « propriétés publiques », elles sont toutes propriétés communes.
How do you feel to be a princess ? fut un des tous premiers messages reçus et acheminés par Chateaux-France.
En 1995, quelques jours après le lancement du site, une jeune internaute de Californie posait cette question ingénue à la Princesse de M.
Le précieux message fut poté à sa destinataire, qui ne disposait ni de connexion internet, pas plus de fax et encore moins de mail.
Ce fut donc par courrier, que le message parvint à la Princesse de M.
Cette dernière répondit ensuite à sa petite Princesse d’Internet, par l’entremise de Chateaux-France.
Une exceptionnelle relation entre une grand-mère française et une jeune princesse californienne était née !
La mise en relation directe entre les « propriétaires » et leur public est restée dans les gènes de Chateaux-France : favorisant un contact « one to one » avec des outils affutés dans le respect du RGPD.
Nous avons déjà vu que la propriété des châteaux et palais étant d’ordre publique, ne se discute pas : ils n’appartiennent pas à une personne ni même à une famille.
Les châteaux sont propriété commune d’un peuple : inaliénables, incessibles, intransmissibles. Et sont simplement marqués par la résidence, le séjour, le passage d’une personne particulièrement éclairée par l’histoire.
Mais alors, qu’est-ce que le château d’un roi ?
Et ensuite, qu’est-ce que le château d’un roi, en France ?
Les châteaux royaux pourraient donc être leur lieu de naissance (Pau, Saint-Germain en Laye, Le Louvre, Versailles…) de résidence, d’assemblées ou de conseils (ils y tiennent régulièrement ou ponctuellement Siège, en Cabinet, ou Lit, en Chambre), de passage, d’exil d’enfermement et de disparition…
En France, les rois ont d’abord porté le titre de Roi des Francs ensuite celui de Roi de France, enfin, le titre de Roi des Français.
L’évolution de ces titres reflète l’importance du territoire sur lequel nos rois ont vécu et régné. Et ce territoire a constamment évolué. Si nous suivons la règle des juristes royaux, qui ont largement contribué à l’édification du concept France, on retiendra le territoire originel conquis par les envahisseurs Francs, et celui de la Francie Occidentale, qui a suivi la partition carolingienne.
Parmi les tous premiers lieux de résidence et de siège des rois, le Palais Royal d’Attigny, acquis par Clovis II en 651 et devenu à partir de 749 résidence du Maire du Palais, Pépin le Bref, qui devient roi des Francs en 751, et sa résidence l’un de ses lieux de passage des rois.
Outre Pépin le Bref, plusieurs séjours de rois ou empereurs carolingiens y furent consignés : Carloman Ier, Charlemagne, Louis le Pieux, Charles II le Chauve, Louis III, Carloman II, Charles III le Gros, Charles III le Simple, et Raoul. Charles le Chauve y a effectué les passages les plus fréquents : 23 passages. Charlemagne y a séjourné 4 fois, dont deux fêtes de Noël.
Ce palais se situe à proximité de la voie romaine Reims-Trèves et présente un intérêt pratique pour les rois des Francs : Il est une étape entre l’est et l’ouest du royaume franc, puis entre les royaumes de Francie occidentale et de Lotharingie. Il constitue également un lieu de rencontre entre des dirigeants de ces différentes contrées : Plusieurs assemblées, colloques et conciles se sont tenus ici.
Le palais d’Attigny cesse d’être fréquenté par les rois des Francs après 931 et il n’en reste rien aujourd’hui.
L’actuel bâtiment, dénommé « palais de Charlemagne », construit sur ses ruines, date de la Renaissance. Henri IV y a probablement séjourné lors de ses deux passages à Attigny, en octobre 1591 et en octobre 1592.
Le château surveillait le pont sur l’Oise sur la route de Paris à Rouen.
Le nom « Pontoise » révèle l’importance que les Francs donnaient alors aux ponts dans leur affrontement avec les Vikings.
Ces mêmes Vikings, après avoir envahi la Normandie et s’y être établis, menaient des raids à l’intérieur du territoire Franc. Ils déplaçaient systématiquement leurs troupes en barques et bateaux appelés « karv », « snekkja » ou « dreki », remontant les fleuves.
Leur stratégie était essentiellement appuyée par des déplacements rapides à visée « commerciale » : Pillant un territoire. Puis, réclamant un tribut pour le quitter.
En 885, les Vikings Normands, montés sur 700 barques, entrent dans l’Oise, assiègent et prennent la ville, puis se retirent.
En réponse, les habitants s’installent sur le Mont Bélien, facile à défendre. Le bourg de Pontoise s’y établit de manière définitive. Un château y est construit par les comtes de Vexin.
Plus tard, le passage de l’Oise se fait par un nouveau pont fortifié construit vers 1070, qui à barre le passage aux flottes indésirables. La ville est entourée d’une muraille, le pont sur l’Oise, reconstruit en pierre, est fortifié et le puissant château royal, dominant la cité et l’Oise, est lui-même reconstruit de 1103 à 1122.
Louis VI « le Gros » (1081-1137) y défend victorieusement le Vexin français, contre les multiples assauts du duc de Normandie, roi d’Angleterre.
Louis VI est un roi réformateur, qui encourage les mouvements communaux, associations professionnelles sociales ou religieuses. Dès 1110, il octroie aux habitants de Pontoise des avantages fiscaux et le droit de s’administrer sous la direction d’un maire.
A partir de Louis VI, le château de Pontoise devient l’un des lieux de séjour favori des Capétiens, notamment Philippe Auguste et Saint Louis.
Louis XIV se réfugie au château de Pontoise durant la Fronde, et y fait venir le Parlement en 1652.
Le château est ensuite abandonné, puis démantelé au XVIIe siècle. Il n’en subsiste que des vestiges en élévation, à l’aplomb de l’Oise.
Poissy fut une résidence royale dès le Ve siècle. En 862, 864 et 868, Charles II le Chauve y réunit des assemblées de dignitaires. De 996 à 1031, Robert II le Pieux l’érigea en demeure royale et fit construire l’église Notre-Dame. Sa seconde épouse, Berthe de Bourgogne, éleva un monastère de femmes.
Sous les Capétiens, il a existé deux châteaux à Poissy. Le premier, le Château vieux, voisin de la collégiale, remonte à un ancien rendez-vous de chasse des Mérovingiens. Le second est le Château neuf, vraisemblablement construit par Constance d’Arles, troisième épouse du roi Robert II le Pieux, à l’emplacement de l’enclos de l’abbaye et contigu au château vieux, probablement à l’emplacement du grand autel de l’abbatiale.
En 1188, Philippe-Auguste dote la ville d’institutions communales, en échange de la prise en charge par les bourgeois des travaux de fortifications de la ville et d’un service d’ost.
En 1200, il confie le château en apanage à son fils Louis VIII le Lion à l’occasion de son mariage avec Blanche de Castille.
Philippe-Auguste accorde en 1221 à la cité une charte de commune, lui confirmant la possibilité de s’administrer librement. Poissy, fait ainsi partie des plus anciennes communes de France.
Sous son règne, la ville est ceinte de remparts qui ont subsisté jusqu’au XIXe siècle et dont des vestiges sont encore visibles. C’est vers 1200 également que la commune de Poissy fit construire le pont de pierre qui subsiste jusqu’en 1944, en remplacement d’un pont de bois.
Louis IX est né en 1214 au château de Poissy. Il est baptisé en l’église paroissiale Notre-Dame ; par la suite, il signe ses lettres privées « Louis de Poissy » ou « Louis, seigneur de Poissy » en souvenir de son baptême.
En 1245 naît à Poissy Philippe III, le Hardi, fils de Louis IX et de Marguerite de Provence qui régna de 1270 à 1285.
En 1297, à la suite de la canonisation de Louis IX, le roi Philippe le Bel, décide de fonder l’abbaye des Dominicaines de Poissy, en l’honneur de saint Louis, son grand-père. En 1303 commence la construction du prieuré sur l’emplacement du château neuf qui est rasé.
Pendant la guerre de Cent Ans, le 16 août 1346, le roi d’Angleterre, Édouard III pille et brûle la ville après avoir débarqué en Normandie et dévasté la vallée de la Seine, le Vexin, le Beauvaisis, traversé la Somme et battu Philippe VI de Valois à Crécy avant de prendre Calais.
En 1369, le roi Charles V le Sage fait détruire ce qui reste du château de Poissy, incendié le 16 août 1346 par le prince noir, fils du roi d’Angleterre.
Au premier rang des châteaux des rois des Francs, s’élevait à Paris le Palais de la Cité, sur la surface occupée aujourd’hui par le « 36 quai des orfèvres », la place Dauphine, la conciergerie, la Sainte Chapelle et la Cour d’Appel de Paris.
01 – Représentation 3D du Palais de la Cité et ses alentours à Paris, vers la fin du XVIe siècle (Films à Cinq).
C’est la plus ancienne des résidences royales parisiennes.
En effet, au temps des Romains, Paris (Lutèce) est une ville importante du point de vue administratif et militaire. Elle remplace une ancienne cité celte, établie sur les hauteurs de l’actuelle Nanterre.
Un mur défensif est dressé sur l’île de la Cité, abritant la demeure, pallatium, des empereurs romains Julien II (331-363) et Valentinien Ier (321-375), puis des rois mérovingiens — dès Clovis Ier (466-511), puis Dagobert Ier (605-639).
À l’époque des carolingiens, les rois ne séjournent pas à Paris. Et c’est à l’occasion du siège de la ville, (885-887) que Paris trouve un rôle prépondérant par sa position stratégique : au centre de la Francie occidentale, la ville verrouille l’accès contre les raids Vikings visant la riche Bourgogne.
Eudes, Comte de Paris, futur Roi de France et fondateur de la dynastie Robertienne, va s’attacher à défendre Paris puis en consolider les remparts endommagés par 3 années de guerre, de sièges et de pillages menés contre la ville (entre le 24 novembre 885 et janvier 887).
Eudes vit au Palais de la Cité assiégé, entre la fin novembre 885 et la fin mai 886. Il y revient en septembre 886, accompagné de l’Empereur Charles le Gros et force les troupes Vikings à quitter la ville qu’ils avaient alors partiellement occupée.
Hugues Capet (939-996) et Son fils Robert II le Pieux (972-1031) entreprennent alors d’en faire une résidence royale.
Philippe II Auguste (1165-1223) étend et embellit le Palais, afin qu’il devienne le plus important palais de l’Occident Chrétien.
Il y installe les archives royales (reconstituées et déposées au Palais, devenu centre de l’administration royale).
Dans le même temps, il érige le château-fort du Louvre, bastion de la nouvelle fortification de Paris.
Les rois successifs continuent d’agrandir le Palais de la Cité :
Louis IX (Saint Louis, 1214-1270) fait construire la Sainte-Chapelle qui accueille les reliques de la Passion du Christ, ainsi que le bâtiment du Trésor des Chartes, accolé à la Sainte-Chapelle, qui reçoit alors le fonds des archives royales.
Louis IX, a vécu principalement dans trois châteaux :
Philippe IV le Bel, 1268-1314), agrandit le Palais afin d’y abriter les institutions administratives du royaume :
– la salle des Gardes
– la salle des Gens d’armes du palais,
– La « Grand’Salle », au nord, remplace et double la superficie initiale de la Salle du Roi. Ses dimensions et son décor en font la plus remarquable salle royale de l’Europe médiévale.
02 – Représentation de la Grand’Salle par Sébastien Charles Giraud, Huile sur toile – 1878 (Coll. Palais de Justice de Paris)
Il érige des bâtiments créés pour les nouvelles institutions :
– La Chambre des Comptes, à l’ouest de la Sainte-Chapelle.
– La « Grand’ Chambre », édifiée de 1302 à 1305, au-dessus de la salle des Gardes conservée au sein de la Conciergerie, devient à partir de 1314 le siège du Parlement de Paris, plus haute juridiction du royaume chargée d’enregistrer les ordonnances royales.
– Les tours d’Argent et César le long du quai de l’horloge, abritent l’administration royale.
Enfin, le pavillon carré des cuisines est édifié sous Jean II le Bon (1319-1364).
Le Palais de la Cité est alors le plus beau, le plus vaste et le plus somptueux palais d’Europe.
03 – Enluminure des Très Riches heures du Duc de Berry – Frères de Limbourg (Herman, Paul et Jean) 1412-1416. Coll. Château de Chantilly.
Charles V (1338-1380), qui préfère le Louvre et Vincennes, met fin à quatre siècles d’installation royale dans le Palais.
Devenue résidence occasionnelle, confiée à un concierge, le Palais de la Cité s’appellera désormais la « Conciergerie » et une partie des bâtiments est transformée en prison.
Le Palais accueille les grands procès du tribunal révolutionnaire entre 1793 et 1795, avant d’être transformés en un palais de justice au XIXe siècle.
Forteresse Ouest des nouvelles murailles de Paris, le Louvre a d’abord reçu une mission militaire : le Roi qui en avait ordonné l’édification voulait ainsi sécuriser la ville.
Le Louvre, palais de résidence :
Il devient résidence royale avec
Le Louvre, palais de gouvernement :
Le 22 octobre 1652, Louis XIV tient un Lit de Justice au Palais du Louvre, par lequel le Roi interdit aux Parlements de se mêler des affaires d’État ou de finance sans y avoir été invités.

On peut imaginer que, de la fenêtre de son bureau, Louvois, ministre de Louis XIV se plait à surveiller la cour du Palais.
Le Louvre, palais de culture :
Charles V y installe, dans la tour de la Fauconnerie, la Bibliothèque Royale, espace organisé pour la diffusion des savoirs, ouvert au public. La vocation culturelle du Louvre est née.
Le Roi Louis XIV décide d’y placer les collections de sculptures, de peintures et d’y accueillir des artistes en résidence, confirmant ainsi la vocation culturelle du palais.
Le Louvre et son Grand Dessein :
Henri IV donnera, avec son Grand Dessein, une dimension d’envergure au Louvre en projetant de réunir le Palais des Tuilleries (construit sur ordre de Catherine de Médicis) et le château du Louvre.
Le projet du Grand Dessein voulu par Henri IV va mettre ans à aboutir, sans jamais s’achever : le Palais Royal des Tuileries est incendié par les communards Dardelle, Bergeret, Bénot, Boudin et Madeuf en 1871.

En 1162, Louis VII fait clore de murs une partie du bois, puis Louis VII fait aménager un pavillon de chasse. Au XIIIe siècle, Philippe Auguste et Louis IX (Saint Louis) font édifier un manoir.
Louis IX s’y rend régulièrement avec son épouse, Marguerite de Provence, et leurs enfants et y tient ses réunions du Conseil, gérant les affaires administratives et juridiques du Royaume.
En 632, Dagobert Ier pratique la chasse en forêt de Retz. Les rois qui lui succèdent y font construire une résidence.
Une nouvelle histoire du château s’ouvre avec François d’Angoulême, futur François Ier, qui reçoit de son cousin, Louis XII, le duché de Valois, au cœur duquel se trouve Villers-Cotterêts. En 1528, François, devenu Roi de France, lance une série de chantiers, du Louvre qu’il agrandit au château à Fontainebleau qu’il construit.
Et, pour s’adonner à la chasse, il érige un palais royal au milieu de la forêt de Retz, la plus vaste de France à l’époque.

En 1539, François Ier y signe une Ordonnance, encore en vigueur, qui harmonise la langue française dans les actes administratifs et juridiques.

Si le château est le siège de l’activité économique et politique du pays pendant les séjours des rois, il est aussi théâtre de fêtes impressionnantes. Mon Plaisir est le surnom que François Ier aurait donné au château de Villers-Cotterêts,
ce que le dicton populaire a repris : s’amuser comme à Villers-Cotterêts.
Le château devient sous Napoléon Ier un dépôt de mendicité, hébergeant (de force) les indigents, femmes et hommes, puis entre 1889 et 2014, il est transformé en maison de retraite… Puis laissé à l’abandon.

Sous l’impulsion du Président Emmanuel Macron, le château, restauré, reçoit une nouvelle mission, en harmonie avec ses origines pour devenir la Cité internationale de la langue française.
09 – Reconstitution 3D du château de Boulogne, dit de Madrid (Hervé Grégoire)
La construction du château de Madrid commence à partir de 1528 sur l’ordre de France François Ier, revenu de captivité.
Voué à la démolition sur ordre de Louis XVI, le château de Boulogne, dit château de Madrid, disparait définitivement au début du XXe siècle.
Situé à la lisière du Bois-de-Boulogne, ses jardins, longs de 700 mètres, courent vers le Nord, longeant le bois.
Chef-d’œuvre de la Renaissance française, autour duquel les architectes Philibert Delorme (1548), Le Primatice (1559), puis della Robbia vont s’ingénier à réaliser un palais innovant décoré de carreaux émaillés et colorés, véritables azuleros à la française.
Voulu par François Ier pour être son château de Boulogne, il est vite appelé à la cour le château de Madrid (suite la bataille de Pavie, le Roi fut maintenu captif à Madrid par Charles Quint).
Le château devient ensuite l’une des résidences parisiennes privilégiées de Charles IX et Catherine de Médicis, notamment lors des massacres de la Saint-Barthélemy (été 1572). Délaissé par Henri III, il est habité par Marguerite de Valois en août 1605. Louis XIII s’y rend en 1610.
10 – Reconstitution 3D du château de Boulogne, dit de Madrid (Hervé Grégoire)
Le déclassement de cette demeure royale commence avec Louis XIV, qui y établit la première manufacture de bas de soie de France.
Par lettres patentes de 1656, le Roi promet un monopole sur cette activité, établie dans le château devenu usine de bas.
Las !
Si les superbes aiment à porter des bas de soie, ils n’aiment pas les bas de laine et les finances publiques sont bien en peine d’en trouver.
L’affaire fait long feu, et la promesse de monopole, étouffée par la concurrence des soyeux de Lyon, Nîmes (lesquels réorienteront leur production vers des toiles de coton teintes en bleu : le bleu de Nimes, passé en langue anglaise sous l’expression originelle blue de Nîmes, puis communément : Blue Jeans*), Orange, Montauban et Chambéry.
En 1787, Louis XVI ordonne sa mise en vente. Acquis par des démolisseurs qui le paient alors en assignats, délabré et ruiné, il se maintient néanmoins encore 200 ans, loti en appartements, puis sous la forme de clinique, brièvement reconverti en haras, il est transformé en restaurant sous Napoléon III. Ce qui reste du château de Madrid est finalement détruit en 1909.
* Michel Pastoureau : Bleu, histoire d’une couleur Ed. Seuil
Le château de Fontainebleau, palais royal et impérial, a accueilli successivement 36 souverains français.
Il est ainsi le seul palais visité par tous les souverains, rois et empereurs, pendant plus de 8 siècles.
Avec 1500 pièces, Fontainebleau est l’un des plus grands châteaux de France, et le plus meublé d’Europe.

Au Moyen-Âge, puis à la Renaissance, de François 1er et Henri II au 16e siècle à l’empereur Napoléon III au 19e siècle, en passant par Henri IV, Louis XIII, Louis XIV, Louis XV et Louis XVI, ou encore Louis-Philippe 1er et surtout Napoléon 1er, tous ses résidents ont laissé des traces de leur passage au château, façonnant peu à peu l’originalité de Fontainebleau : une architecture éclectique et évolutive sans unité de style.
Fontainebleau est le reflet de l’histoire des monarques qui l’ont habité et plus largement celui de l’Histoire de France.
La première présence d’un roi de France à Fontainebleau est celle de Louis VII le Jeune, en 1137. Fontainebleau était alors un château médiéval, dont la forme suivait le tracé de l’actuelle Cour Ovale. Subsistent encore le donjon carré, qui a longtemps été le logis des rois, et la Chapelle Saint-Saturnin, reconstruite par François 1er.
On le dénomme déjà à l’époque Palais de Fontainebleau.
Le Palais Royal et Impérial de Fontainebleau offre à voir aujourd’hui des chefs-d’œuvre:
– de la Renaissance, commandés par François Ier,
– les grands travaux d’Henri IV,
– les intérieurs raffinés de Marie-Antoinette,
– l’appartement d’apparat de Napoléon Ier,
– les fastes de Napoléon III.
Situé dans un parc de 130 hectares, le château déploie son architecture autour de quatre cours principales, au cœur de trois jardins historiques dont le Grand Parterre le plus vaste d’Europe (11 hectares) est l’œuvre d’André Le Nôtre.
Depuis plus de mille ans, le château royal de Blois a accueilli successivement les Comtes de Blois, les ducs d’Orléans puis les rois de France, qui ont laissé leur empreinte et lié le château à l’histoire de France et de l’Europe.
Au IXe siècle, une forteresse est édifiée sur le promontoire qui domine la ville de Blois et la Loire et un palais comtal y est incorporé.
Un siècle après, les comtes de Blois érigent une tour et de nouveaux bâtiments, régulièrement agrandis. De ces constructions médiévales, le château royal de Blois conserve des bâtiments du 13e siècle : la grande salle seigneuriale, une partie du rempart et trois tours qui sont intégrées dans l’aile François Ier, enfin la tour du Foix.
A partir de 1498, Louis XII transforme la forteresse en palais urbain. Un nouveau logis royal est construit. Ce bâtiment présente, côté cour, une galerie ouverte alternant piliers et colonnes menant à deux tours d’escaliers qui desservent les étages. Côté place, la longue façade en briques abrite la statue équestre du roi.
En 1515, dès son accession au trône, François Ier entreprend le premier chantier de son règne en construisant à Blois un bâtiment qui s’inspire de la Renaissance italienne. Côté cour, la façade majestueuse accueille en son centre l’escalier dit François Ier dont la massivité des contreforts contraste avec la légèreté des baies. La façade extérieure, constituée de loges qui permettent à l’époque d’observer les jardins.
Gaston d’Orléans, frère du Roi Louis XIII alors sans héritier, décide en 1634 d’édifier à Blois un château entièrement neuf. Il fait appel à l’architecte François Mansart qui élève en fond de cour un corps de logis, prémices d’un vaste et ambitieux projet de reconstruction visant alors l’ensemble du château Royal de Blois.
Mais le chantier est stoppé en 1638. Car la naissance du fils du Roi éloigne alors Gaston du trône et le logis reste inachevé.
Le site préhistorique d’Amboise est habité depuis plusieurs millénaires. A l’époque romaine, une ville dotée de remparts est installée.
La ville souffre des raids Vikings et les rois Francs en confient la défense aux seigneurs d’Amboise.
le château royal d’Amboise a accueilli successivement les seigneurs d’Amboise, puis les rois de France.
On doit aux seigneurs d’Amboise d’avoir réussi la fortification du site et de la cité entre les IXe et Xe siècles. Amboise est alors considérée comme la place la mieux protégée de l’Ouest de la France.
En 1431, Louis d’Amboise participe à un complot contre Georges Ier de La Trémoille, favori de Charles VII. Démasqué, il est condamné à mort et son château confisqué, entre dans le Domaine Royal.
En 1433, le fils de Charles VII, le Dauphin Louis (futur Louis XI), est au château de Loches pour son éducation; il peut trouver refuge à Amboise en cas de menace des alliés des Bourguignons, lors de la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons.
Le 7 octobre 1461, Louis XI vient y saluer sa mère, Marie d’Anjou, après son sacre à Reims.
Louis XI y fait ensuite élever son propre fils (le futur Charles VIII). Étant né en 1470 au château, le dauphin Charles apprécie Amboise et en fait sa demeure de prédilection.
Charles VIII y fait construire de 1492 à 1498 :
– la chapelle Saint-Hubert,
– l’aile, appelée aujourd’hui Charles VIII, de style gothique flamboyant, qui comprend les logis du Roi et de la Reine,
– les deux tours cavalières (tour des Minimes et tour Heurtault),
– un parc est aménagé sur la terrasse; plus tard, un buste de Léonard de Vinci et un mémorial musulman (pour les accompagnants d’Abd El Kader morts à Amboise durant sa captivité) y sont installés.
Louis XII (1498-1515), son cousin et successeur, y fait construire une seconde aile, perpendiculaire à l’aile Charles VIII, dans le style renaissance. Il cède le domaine à Louise de Savoie, qui y élève ses deux enfants, Marguerite et François (Futur François Ier).
François Ier (1515-1547), et sa Cour résident encore au château royal en 1518. Mais ses séjours vont peu à peu s’espacer. Bien que la construction continue, avec l’achèvement de la tour Heurtault et le réaménagement de l’aile Louis XII, François Ier préfère Villers-Cotterêts, Chambord, Blois ou Fontainebleau.
Il invite néanmoins Léonard de Vinci à séjourner à Amboise dans le Clos Lucé, voisin du château. Léonard de Vinci meurt en 1519 à Amboise et est inhumé dans la collégiale Saint-Florentin, démolie en 1810 par le 3e Consul de France, Roger Ducos.
Henri II (1547-1559) agrandit encore du château en ordonnant la construction de nouveaux bâtiments sur la partie Est.
Sous Louis XIII le château se transforme en prison de luxe pour les grands personnages de l’État : César de Bourbon, duc de Vendôme, et son frère Alexandre de Vendôme, y sont internés, pour leur participation à la Conspiration de Chalais contre le cardinal de Richelieu, en 1626.
Le château passe ensuite à Gaston de France, duc d’Orléans, frère de Louis XIII.
Louis XIV (1643-1715) le confisque et lui redonne son rôle de prison : Amboise accueille ainsi Nicolas Fouquet et Antonin Nompar de Caumont, duc de Lauzun.
Le duc de Choiseul l’acquiert au XVIIIe siècle, puis l’abandonne vers 1760 au profit de Chanteloup.
Après son décès, les domaines d’Amboise et de Chanteloup sont rachetés par Louis-Jean-Marie de Bourbon (1725-1793), duc de Penthièvre. À sa mort, il devient domaine national.
Une grande partie du château est démolie sous le Premier Empire, lorsque Napoléon Ier offre le château, déjà en mauvais état, à l’ex-consul Roger Ducos lequel s’évertue à en détruire les deux tiers (dont la collégiale Saint-Florentin et le logis des reines), entre 1806 et 1810.
Le château d’Amboise va accueillir un ultime prisonnier : l’Emir Abd El Kader, qui y réside avec sa suite et ses compagnons.
En 1873, le château passe à la famille d’Orléans. Henri d’Orléans, duc d’Aumale, le transforme en maison d’accueil pour personnes âgées.
Aujourd’hui, la Fondation Saint-Louis, instituée par le Comte de Paris en 1974 est en charge du château d’Amboise.
Le château de Chambord est le plus célèbre des châteaux et palais construits à la Renaissance.
Il fait pleinement partie des châteaux de la Loire.
Le nom Chambord, vient de la langue celte-gauloise, qui désigne le lieu par l’association des deux mots : cambo-rito – signifie passage sur un méandre; c’est à dire un gué dans la courbe d’une rivière.
Ce gué crée un marécage sur lequel est construit un pont mentionné dès 1307 dans le testament du comte Hugues II de Blois.
Tout droit sorti des terres marécageuses de Sologne, le Château de Chambord témoigne l’histoire d’un palais pensé comme un symbole.
Un château fort existe au Xe siècle. Situé à 6,7 au nord-ouest de celui de Montfrault, il est destiné aux comtes de Blois, qui y demeurent jusqu’au XIVe siècle.
En 1397, le château de Chambord passe à la maison de Châtillon, puis à celle des ducs d’Orléans, avec l’ensemble des possessions des comtes de Blois. Le château fort est à cette époque une maison de plaisance et de chasse.
Il est ensuite rattaché à la couronne de France, lorsque Louis d’Orléans devient Louis XII de France en 1498.
De ses campagnes en Italie, François Premier est revenu auréolé de la gloire trouvée sur le champ de bataille, mais aussi émerveillé par le raffinement des Italiens de la Renaissance.
Grand amateur de chasse, François 1er veut ériger, dans les terres giboyeuses de la Sologne, un palais dont la magnificence n’aurait rien à envier aux plus belles constructions d’Italie. C’est ainsi que débute en 1519 l’histoire du Palais de Chambord. Avec ses 400 pièces, ses centaines de cheminées, Chambord entrera dans l’Histoire comme le château voulu par François 1er, alors qu’il n’y réside que 72 jours. Chambord est l’histoire d’une mise en scène de la Royauté.
Son projet est de réaliser une ville nouvelle à Romorantin, sur les plans de Léonard de Vinci et, à Chambord, un grand édifice dans le style néoplatonicien.
Le Palais figure, selon les plans initiaux de Léonard, une roue dominant les eaux sauvages, domptées détournées et canalisées par le Roi.

Il est ainsi voulu comme un palais idéal.
Accompagné d’un jardin d’agrément, posé au milieu d’un parc de chasse, il est aussi le plus vaste des châteaux de la Loire.
Le château de Chambord est construit sur une zone marécageuse.
L’un des traits de génie de ses concepteur fut de construire un édifice massif, en pierres de taille, sur un sol meuble et instable, en posant le château de Chambord sur pilotis.
Les méthodes de construction feront date dans l’histoire de l’architecture et de l’ingénierie : les 220 000 tonnes de pierre de tuffeau reposent sur des pilotis en bois, enfoncés dans le sol.
Les travaux débutent par la destruction de l’ancien château fort, de l’église du village et par la réalisation des fondations du donjon carré.
Interrompu entre 1525 et 1526, (défaite de Pavie et incarcération du Roi à Madrid par Charles Quint), le chantier reprend à partir de 1526. Le Roi modifie son projet par l’adjonction de deux ailes latérales au donjon primitif, dont l’une doit accueillir son logis.
Considérablement modifié au cours des 28 années de sa construction, de 1519 à 1547, le château de Chambord n’est pas entièrement achevé quand François 1er y reçoit son rival, l’empereur Charles Quint, le 18 décembre 1539.
Le château s’organise autour de son escalier magique à double révolution, destiné à éblouir les visiteurs et témoigner de la puissance et du génie de la royauté française.
L’histoire du château de Chambord l’a mis à l’abri des grands troubles de son temps.
Il présente la physionomie idéalisée d’une forteresse médiévale, qui assoit symboliquement l’autorité martiale du roi François 1er.
Néanmoins, il n’a pas connu les guerres médiévales.
Rattaché à la couronne de France, le château de Chambord est habité par Charles IX, puis délaissé pendant un siècle, il accueille successivement Louis XIII, Gaston d’Orléans, Louis XIV.
Louis XV y établit Stanislas Leszczyński, roi de Pologne en exil, puis en fait don au Maréchal de Saxe en 1745.
S’ensuit alors, jusqu’à la révolution française, une série d’occupations privées du château : August von Friesen neveu du maréchal de Saxe jusqu’en 1755, puis le marquis de Saumery jusqu’en 1779, enfin le marquis de Polignac, chassé par la Révolution en 1790.
Les habitants des villages voisins vont alors saccager le domaine et piller le château.
Napoléon 1er le destine à l’accueil du pensionnat des filles de la Légion d’Honneur, sans aboutir son projet.
Racheté par souscription nationale en 1821, le domaine de Chambord est offert au petit-neveux de Louis XVIII. Il est transmis par succession au Comte de Chambord, Henri V, qui l’habite et le restaure.
Acheté en 1930 par la France au descendant du Comte de Chambord, le Domaine National de Chambord est placé sous le statut particulier de Domaine Présidentiel. Le public peut y admirer le château, les jardins.

Le mur clos qui entoure l’ensemble du domaine, ainsi que le parc forestier, permettent l’observation de la faune sauvage, très présente dans le parc, de 5500 hectares, devenu les Chasses Présidentielles.
Katherine, Diane, Catherine, deux Louises, Marguerite, Simone…
Tout d’abord, la bâtisseuse de Chenonceau : Katherine Briçonnet, dont le mari, Thomas Bohier est général des finances de François Ier. Pendant qu’il est sur le champ de bataille, elle se fait l’architecte du château, s’occupant de sa conception et supervisant son édification. C’est elle qui prend toutes les décisions architecturales. Dans le château, on retrouve leurs initiales : TBK (Thomas Bohier et Katherine), avec cette phrase : S’il vient à point, me souviendra.
Viennent ensuite, Diane de Poitiers qui fait aménager des terrasses et jardins ainsi qu’un pont, sur lequel Catherine de Médicis imagine les fameuses galeries.
Louise de Lorraine, s’y réfugie à la mort de son mari, le Roi Henri III. Elle y vit pendant les 11 années de son deuil, se plongeant dans le recueillement et les prières. Jamais remise de la perte brutale de son bien-aimé, elle adopte une garde-robe blanche, ce qui lui vaut le surnom de Reine blanche ou encore de Dame blanche de Chenonceau. En effet, contrairement à aujourd’hui, la couleur du deuil royal est le blanc, couleur que la Reine Louise ne quitte plus jusqu’à sa propre mort. À Chenonceau, sa chambre reste célèbre pour être recouverte de motifs funéraires, de symboles de deuil, ainsi que de tissus sombres.
Vient ensuite Louise Dupin, qui fait aménager une petite salle de théâtre, à l’extrémité méridionale de la galerie au premier étage du château de Chenonceau. Elle pratique également le mécénat. Féministe, elle revendique pour les femmes l’instruction, l’accès aux emplois publics et des carrières réservés jusque-là, exclusivement aux hommes. Elle est l’auteure d’un ouvrage inachevé : La défense des femmes et l’égalité entre les sexes, entre 1745 et 1750.
Elle est morte et enterrée sur le domaine de Chenonceau.
Marguerite Pelouze, acteure majeure de la vie politique et artistique française de la fin du XIXe siècle. En 1888, elle fait faillite et doit vendre le château de Chenonceau, qui est racheté par le Crédit Foncier, puis le 5 avril 1913 par l’industriel Henri Menier.
Simonne Menier, elle-même infirmière et épouse de Georges Meunier, décide de consacrer deux galeries du château aux blessés de la Grande Guerre.
Les soldats blessés y reçoivent des soins et vivres et le matériel médical moderne tous offerts par la maison. Tandis que Simonne, dirige elle-même l’équipe soignante, son mari, Georges, tient l’administration.
Au total, 2’254 Poilus mènent ainsi une vie de château à Chenonceau durant la Grande Guerre.
Le palais du Luxembourg est construit sur le terrain d’un hôtel particulier du XVIe siècle appartenant alors à François de Piney, duc de Luxembourg.
En 1612, la régente de France Marie de Médicis, veuve d’Henri IV et mère de Louis XIII, revenue en grâces auprès de son fils et du Cardinal de Richelieu, achète l’hôtel et le domaine dits « de Luxembourg ». Elle commande en 1615 la construction d’un palais, après avoir fait raser les maisons et une partie du Petit Luxembourg.
Dès 1616, la reine mère s’installe au premier étage de l’aile Ouest, dans la partie du palais Médicis qui lui est réservée, la partie Est est destinée à son fils, le roi Louis XIII.
Marie de Médicis est contrainte de quitter le Palais en 1631, exilée sur ordre de son fils à la suite de la « journée des Dupes ».
Elle lègue le domaine à son second fils Gaston duc d’Orléans, frère de Louis XIII.
Le bâtiment porte alors le nom de « palais d’Orléans ». Il passe par succession à sa veuve, Marguerite de Lorraine, puis à sa fille aînée la duchesse de Montpensier qui le vend à sa sœur cadette, la duchesse de Guise. Celle-ci en fait don au roi, son cousin en 1694.
En 1715, le palais du Luxembourg, ou palais d’Orléans, revient au régent Philippe d’Orléans, qui le donne à sa fille aînée, la duchesse de Berry, laquelle y mène une vie de fêtes et de plaisirs et meurt en juillet 1719 au château de la Muette.
Le 14 octobre 1750, la galerie royale de peinture du palais du Luxembourg est ouverte au public.
Exposition d’une sélection des tableaux du Roi elle est le premier musée d’art en France et préfigure la création du musée du Louvre
Par édit rendu en décembre 1778, Louis XVI accorde le domaine et le château à son frère Louis-Stanislas-Xavier, comte de Provence et futur roi Louis XVIII.
Le Palais, confisqué à la révolution française sert alors de prison « Maison nationale de sûreté », puis de résidence des « directeurs » de la République.
Il accueille, le 15 novembre 1799, Bonaparte, auteur du coup d’Etat du 18 Brumaire. Lequel y installe, dès le 28 décembre 1799, le Sénat conservateur.

Dès lors, la vocation parlementaire du Palais du Luxembourg est scellée.
Il n’est point de douce prison ni de folles amours
Résidence de Marguerite de Valois, première femme d’Henri IV, Roi de France et de Navarre, mariée à Henri, alors qu’il était encore Roi de Navarre et premier prétendant au Trône de France, demeurée stérile, Henri, la fait emprisonner à Cazeneuve.
Après avoir vu quelques châteaux des rois de France, nous pouvons dresser un aperçu des demeures françaises qui ont accueilli des souverains non-français.
Françaises, car elles sont situées sur le territoire qui aujourd’hui est français :
Appartenait au Royaume souverain de Navarre.
Henri de Bourbon, fils d’Antoine de Bourbon et de la Reine de Navarre Jeanne d’Albret y est né le 13 décembre 1553.
Henri a d’abord succédé à sa mère sur le trône de Navarre, pour ensuite devenir Roi de France et de Navarre, par dévolution salique (en vigueur sur la France, mais non sur la Navarre).
Trois siècles plus tard, l’Émir Abd El Kader y est maintenu en captivité avec sa suite, d’avril à novembre 1848
Il dira alors : Ces plaines verdoyantes, ces vergers, ces forêts, ces fleuves et ces rivières; tant d’abondance ! Quel besoin ont les Français d’occuper mon pays de sable et de rochers ?
Palais des Rois et Reines de Navarre
Le château de Nérac est un Palais Royal, construit dans le style Louis XII : transition entre l’art gothique et la Première Renaissance.
Achevé sous le règne de Jeanne d’Albret, qui y tient sa cour et son gouvernement.
Il est situé en aplomb de la rivière Baise.
Le château est démantelé à la révolution française.
L’aile nord est le seule à avoir été conservée sur les quatre ailes qui délimitaient sa cour carrée.

Une demeure seigneuriale est mentionnée en 1088. Au XIIe siècle, les moines de l’abbaye Saint-Pierre de Condom sont mis en possession de la ville et la seigneurie de Nérac. Pour la garder, ils choisissent comme avoué, un défenseur de l’abbaye : Amanieu d’Albret.
Le château est, par la suite, occupé par Amanieu VI d’Albret en 1259, qui en est châtelain.
En 1306, les Albret finissent par être reconnus seigneurs de Nérac au détriment des moines.
D’abord lié à la maison d’Armagnac, la maison d’Albret rejoint les rois de France suite à la défaite à la bataille de Launac, en 1362.
Charles Ier est tué à la bataille d’Azincourt. Son fils Charles II combat en Guyenne aux côtés de Xaintrailles et de Lahire contre les Anglais.
Jean d’Albret, par son mariage en 1484 avec Catherine de Foix, Reine de Navarre, devient roi de Navarre de jure uxoris (en vertu du droit de son épouse).
La dévolution du Royaume de Navarre :
À la mort de Sanche le Fort, les seigneurs navarrais refusant de voir le royaume de Navarre réuni au puissant voisin aragonais, font appel au comte de Champagne Thibaut IV, petit-fils par sa mère Blanche de Navarre du roi Sanche le Sage.
Le royaume de Navarre passe alors à la maison de Blois-Champagne, puis, en 1305, avec l’avènement de Philippe IV, Roi de Navarre de jure uxoris sous le nom de Philippe 1er, il passe aux capétiens.
Le trône de Navarre est ensuite transmis aux capétiens d’Evreux-Navarre à partir de 1349, puis aux Trastamare en 1441, puis à la maison de Foix en 1479, puis à la maison d’Albret en 1484, enfin à la maison de Bourbon en 1555.
Attaché au Royaume de Catalogne, ancienne Marche de l’Empire Carolingien, non inféodé au territoire franc ni aux rois des Francs.
A l’origine, la Savoie est un Comté carolingien rattaché à l’Empire de Charlemagne, mais non inféodé au territoire franc ni aux rois des Francs.
Le Comté de Savoie est ensuite titré Duché par l’Empereur Sigismond en 1416. Les Comtes, puis Duc de Savoie installent au château de Chambéry leur administration, Chambre des comptes, appartements et font construire la Chapelle du Saint Suaire.
Ils installent de même une résidence palatiale à Nice.
Les Ducs de Savoie vont devenir souverains de Piémont-Sardaigne et installent leur capitale à Turin.
Ce n’est qu’avec le rattachement des territoires de Savoie et de Nice à la France, en 1860 (accord négocié entre Napoléon III et Camillo Cavour puis entériné par la chambre de Turin et plébiscité par référendum populaire) que les châteaux de Nice et de Chambéry deviennent français.
Après l’échec de son projet politique en Oranais et sa défaite contre l’armée française, l’émir quitte l’Afrique du Nord avec sa suite, sa smala, de 87 personnes, dont sa mère Zhora, son épouse Khiva, ses cinq concubines, ses trois enfants légitimes et quatre naturels, un oncle, trois frères.
Ils sont d’abord internés 5 ans au Fort Royal de l’île Sainte-Marguerite dans des conditions très dures. Plusieurs enfants de la Smala décèdent à Sainte-Marguerite entre 1843 et 1848.
Le gouvernement Français transfère ensuite l’Émir et sa suite au château Royal de Pau, le 29 avril 1848. Ils y séjournent, sous la garde de 20 soldats, jusqu’en
A Pau, l’ancien château royal a été, pour l’occasion, vidé de son mobilier.
Il dira :
Un Arabe en deuil ne sort pas de sa tente, et je suis dans le plus grand deuil de ma vie, le deuil de ma liberté !
La monotonie de la captivité est brisée par les visites des notables et des dames de la ville.
Tous lui manifestent beaucoup de sympathie et lui, répondant à un courrier, laisse entrevoir la douleur de son exil :
Ah ! Madame ! je suis prisonnier. Vous auriez beau m’accabler sous des fleurs, que leur parfum n’arriverait pas jusqu’à moi !
L’émir discute volontiers de philosophie, de sciences, de religion, notamment avec l’évêque d’Alger, Mgr Dupuch.
L’émir Abd El-Kader et sa suite quittent Pau pour le château d’Amboise, le 2 novembre 1848.
En quittant Pau, je laisse un morceau de mon cœur, dit-il.
Il confie, en partant, le peu d’argent dont il dispose :
Je suis pauvre, mais il y a dans votre ville des personnes plus pauvres que moi. Priez le vénérable curé de Saint-Martin de leur distribuer cette offrande en mon nom !
Ses geôliers d’Amboise, connaissant les coutumes arabes, autorisent finalement l’installation au château de nattes, de tapis et de poêles, ainsi que l’introduction d’une nourriture à base d’épices et de fruits.
En décembre 1852, l’empereur Napoléon III libère l’Émir Abd El-Kader et le reçoit à Paris avant qu’il ne parte pour Damas.
Très populaire en France, l’Émir Abd El-Kader y revient en 1865 et en 1867, pour l’Exposition Universelle.

25 membres de la suite de l’Émir sont morts au château Royal d’Amboise.
Un jardin-cimetière y a été créé en 2005 par l’artiste algérien Rachi Koraïchi : lieu de méditation, qui comporte 25 stèles en pierre d’Alep, marquées de sourates du Coran et surmontées d’une enseigne en bronze portant chacune le nom d’un défunt. Sept cyprès, gardiens du lien entre la terre et le ciel et une grande diagonale de romarins, orientée sud-est, indique la direction de La Mecque.
Le logis du Roi.
L’actuelle Conciergerie de Paris correspond à la partie habitée par les rois Capétiens : le Logis du Roi.
Plus tard, on aura coutume de parler des Appartements du Roi : le Grand Appartement où il apparait publiquement, l’appartement privé où il est censé vivre à l’écart des vues.
On pourrait alors penser que que le Roi ne gouverne pas dans ses appartements privés…
Si Louis XVI semble s’y être offert quelques moments de tranquillité, son grand-père, Louis XV y tenait son Secret : d’où il gouverne les actions diplomatiques et secrètes de le France. Louis XV reçoit dans ses appartements privés le Comte de Broglie qui exécute et conseille le Secret du Roi.
L’étiquette veut que certains mots usuels perdent leur sens commun, s’agissant des rois.
Ainsi, La Chambre, le Lit et le Cabinet du Roi ne sont pas ceux que l’on croit.
Le Cabinet du Roi, n’a pas grand chose à voir avec les latrines.
On s’y réunit pour assister le gouvernement du Roi, arbitrer décider.
Chambre de projets et de Conseil, la Chambre du Roi n’est pas un lieu de rêves.
Le Lit du Roi est Lit de Justice.
On pourrait, dès lors, tenter un rapprochement entre le Lit du Roi et les divans* de la Sublime Porte et de l’Empire Perse.
*Les mots divan (Turc), diwan (Perse) désignent l’ensemble de l’administration de l’Empire.
On l’appelle un donjon coquille : il est constitué d’une enceinte ovoïde ou circulaire encerclant une petite motte formant la cour intérieure, et des bâtiments renfermant logis, cuisines, écuries, communs qui entourent cette cour intérieure et adossés aux remparts. L’enceinte n’a quasiment pas de tours de flanquement, mais a au moins une porte fortifiée défendue par un pont-levis ou amovible enjambant un fossé.
Entre 1071 et 1099, on a construit en Normandie et en Angleterre, des shell-keep, ou donjons-coquilles à partir des mottes castrales déjà présentes.
il en subsiste encore aujourd’hui quelques exemples en France :
– En Normandie : Courcy (Calvados), Vatteville-la-Rue (Seine-Maritime), Avrilly (Eure), Argentan (Orne) ou La Haye-du-Puits (Manche).
– Sur des terres Plantagenêt.
– En Côte-d’Or (Antigny-le-Château), en Vendée (La Roche-sur-Yon), en Charente-Maritime (Pisany et Saint-Jean-d’Angle), en Loire-Atlantique (Clisson).
Ces donjons sont très différents des hautes tours étroites, sans cour intérieure, aménagées en plusieurs niveaux et couvertes d’une toiture,
Tous les châteaux de France, dignes de porter ce titre, devraient bien évidement être ouverts d’une manière ou d’une autre au public.
Pierre Richard possède le Château Bel Évêque depuis 1986.
Michel Legrand et sa femme Macha Meril possède le Domaine de la Motte, un petit château de la fin du XVIIIe siècle situé près de Montargis, dans le Loiret, depuis 2006.
Gérard Vives possède le château de la Vernée en Bourgogne, depuis 2013
François Fillon et son épouse Pénélope sont possesseurs du Manoir de Beaucé depuis 1984.
Catherine Deneuve possède le château de Primard
Joséphine Baker a possédé le Château des Milandes depuis 1947.
Mohammed VI possède le château de Betz, dans l’Oise, que son père, le Roi Hassan II, avait acquis en 1972.
Depuis 1896, plusieurs milliers de films ont des châteaux pour acteurs, décors et cadres. Chateaux-France propose une approche collaborative des tournages aux châteaux, dans une présentation par lieu et par films.
L’histoire d’un château revisite l’histoire du pays en proposant un point de vue souvent à taille humaine.
Une histoire que l’on peut toucher et sentir.
Une histoire chuchotée par les pierres et qui nous devient plus audible.
Une histoire plus nette, car, enfin, nous la voyons de près.
Le châtelain n’en n’est pas. Et de loin !
Cela peut paraitre étrange : dans la langue parlée au Moyen-Age, le châtelain est un personnage secondaire du château, chargé de la gestion du château et du territoire alentour. Serviteur fidèle attaché au château à son domaine, il en perçoit les revenus fiscaux, et s’occupe de l’entretien du château. Il reste cependant le plus régulier habitant du château, mais n’est pas l’occupant du logis.
Les principaux acteurs du château restent incontestablement ses « seigneurs* » ou ses « dames », à qui le pouvoir régalien a confié la charge de conserver et défendre des biens communs.
Quand on assume une telle charge, on et souvent absent du logis…
* Le mot monsieur dérive directement du mot seigneur.
Il est utilisé en langue française pour la première fois dans un document du IXe siècle par l’emploi des deux mots latins déformés : meos et sendra (Serments de Strasbourg, 842).
Ce nouveau mot, issus du langage de la féodalité, permet marquer un rattachement, une possession dans le sens féodal : sendra ou senior désigne celui de qui dépendent** des terres ou des personnes et meos ou meus désigne le possessif.
A cette époque, quand on disait monsieur, on voulait faire une déclaration qui avait alors de lourdes conséquences : Je me rattache et je dépends de toi ; Tu es celui de qui je dépends.
** Cette dépendance n’est pas comprise comme une appartenance mais comme une maitrise sur une chose ou une personne.
La Tour de Crest, s’élève à 52 mètres de hauteur.
Elle est, avec le donjon de Vincennes qui culmine à 50 mètres, l’un des plus hauts d’Europe et du monde.
Il est fréquent que le donjon du château soit habité, mais ce n’est pas une règle absolue : tour maîtresse du château fort, il en est le dernier dispositif de défense.
Il n’est pas rare de voir des châteaux disposant de logis, dont les donjons servent la la conservation des biens et à la défense de la place.
Quand il est habité, le donjon l’est par le seigneur.
La Tour de Crest, s’élève à 52 mètres de hauteur.
Elle est, avec le donjon de Vincennes qui culmine à 50 mètres, l’un des plus hauts châteaux d’Europe et du monde.
Le château de Rocca Calascio, dans les Abruzzes, en Italie, à 1460 mètres d’altitude, est le château bâti le plus haut dans le monde. Sa construction démarre au Xe siècle par une première tour d’observation. Le mur d’enceinte avec quatre tours cylindriques ont été rajoutés au XIIIe siècle autour de la première tour.
Il a servi de cadre au tournage du filme The Name of the Rose, de Jean-Jacques Annaud, avec Sean Connery, Christian Slater, Helmut Qualtinger, Elya Baskin, Michael Lonsdale, Volker Prechtel, Feodor Chaliapin Jr.
L’un des plus petits châteaux de France se situe à Marnes, il s’agit du château de Retournay, avec une surface au sol de 11 m sur 8,5 m (soit moins de 100 m²), 15 mètres de hauteur, il est le plus petit château de France.
Avec une façade de 40 mètres et une largeur de 14 mètres, le château de Troussay figure, quant à lui, parmi les plus petits châteaux de la Loire.
Le Castel Merlet était un château situé au-dessus du village de La Malène, dans les gorges du Tarn, en Lozère. Ce château, entièrement ruiné, dont les fondations ont été retrouvées, serait le plus vieux château de France et daterait du VIe siècle.
La Forteresse teutonique de Marienbourg, en Polonais : Zamek w Malborku,
Situé en Pologne, avec une superficie de 143’591 m², le château de Malbork est le plus grand château du monde. Fondé en 1274 par les chevaliers teutoniques qui l’utilisent comme quartier général pour vaincre et convertir les polonais et les baltes, puis régner sur leurs territoires baltes du nord.
En France, le Château de Fougères est considéré comme la plus grande forteresse en état de conservation.
Le plus grand palais du monde par la superficie enfermée dans les murs est la Cité interdite de Pékin en Chine , qui couvre une superficie de 728’000 m². Les 980 bâtiments de la Cité interdite ont une superficie totale de 150’001 m² et contiennent 9’999 pièces (une ancienne croyance Chinoise affirmait que le dieu Yù Huáng vivait dans un palais de 10’000 pièces; par respect, ils se limitèrent à un palais doté de 9’999 pièces et demie).
Le plus grand palais résidentiel encore en activité au monde est l’Istana Nurul Iman, à Brunei. Avec une superficie de 200’000 m², il compte 1’788 chambres. Le bâtiment dispose également de 257 salles de bains, d’une salle de banquet pouvant accueillir 5’000 personnes, d’un garage pouvant accueillir 110 voitures, de cinq piscines et d’une écurie climatisée pouvant accueillir jusqu’à 200 poneys de polo.
En comparaison, le palais de Versailles compte 2’300 pièces, réparties sur 63’154 m².
Avec 8’100’000 visiteurs par an, le château de Versailles est sans conteste, le château le plus visité au monde.
Élément naturel, l’eau ravine, érode, use et façonne.
Architecte insatiable, aux plans impossibles, l’eau ne peut se dominer. Et les villes, les urbanismes, enrobages de bétons, endiguements, brises vagues, blocs et autres ne peuvent rien contre la force de l’eau.
Alors comment a-t-on pu penser des constructions pérennes telles que des châteaux millénaires posées sur l’eau ?
Dotés d’une vue d’exception sur la Loire, cernés de douves ou de plans d’eau, certains châteaux ont littéralement les pieds dans l’eau !
Douves au château du Plessis-Bourré
Le château du Plessis-Bourré, à Écuillé, paraît flotter sur l’eau.
Il a en fait été construit sur une plate-forme cernée de douves, elles-mêmes alimentées en eau par des sources souterraines détournées.
Érigé en seulement cinq ans au XVe siècle, par son commanditaire, Jean Bourré, trésorier de Louis XI. Il allie les caractéristiques d’une forteresse à l’élégance de la Renaissance.
Un fleuve au château de Montsoreau
Montsoreau est le seul château de la Loire construit dans le lit du fleuve : Un premier fort y avait déjà été érigé il y a plus de mille ans.
Construit au XVe siècle sur le modèle des palais italiens.
Suite d’étangs et douves au château de Serrant
Le château de Serrant,
à Saint-Georges-sur-Loire a les pieds dans les douves. Son parc à l’anglaise compte trois étangs successifs.
Le château de Chambord
est construit sur pilotis, au milieu des marécages. Un canal est percé, les marais asséchés, des fossés en douves pleines sont creusés autour d’une plateforme sur laquelle se pose le château de Chambord.
L’eau, si présente sur le site originel (« chambord », désigne en gaulois, le passage à gué sur un méandre) est domptée.
Chambord est le palais de l’eau, symbole, voulu par François 1er et idéalisé par Léonard de Vinci, de la puissance royale sur cet élément naturel.
Le Château d’Onzain,
Édifié à la fin du XIVe siècle par les seigneurs de Neillac, est entièrement remanié par le duc de la Rochefoucault au XVIe siècle avant d’être entièrement détruit par la bande noire entre 1823 et 1826.
Au temps de sa splendeur, Onzain était un grand et haut château, en forme de « L », dans lequel François Ier séjourna plusieurs fois. Il n’en reste plus qu’un petit pavillon.
Le château d’Azay-le-Rideau
édifié sur une petite île de l’Indre, sous le règne de François Ier par Gilles Berthelot, financier du roi, le château d’Azay-le-Rideau allie les traditions françaises et des décors d’Italie.
Il est aujourd’hui considéré comme l’un des fleurons de l’architecture de la première Renaissance française.
le château de Villegongis
S’élevant au-dessus d’une plate-forme entourée de douves, Villegongis est encadré de deux grosses tours rondes. Les façades sont édifiées dans un style renaissance italien, avec des décors d’une grande élégance. Achevé vers 1570, il est commandé par Jacques de Brizay, compagnon de François 1er.
Chenonceau peut être considéré comme un château-pont, construit sur le Cher.
Le château de Bourron
Le site de Bourron a été constamment occupé depuis le néolithique.
Ce sont les Celtes qui donnèrent son nom au village, « Bourron » ou selon les orthographes anciennes Bouvron ou Borro, qui provient de Bovron, la divinité gauloise des eaux. C’est dire si l’eau tient une place primordiale au sein du domaine et autour du château de Bourron : on peut encore aujourd’hui voir la source Saint Sévère qui donne naissance au canal lequel alimente les douves en eaux vives qui enserrent le château.
Le château de la Roche-Saint-Priest posé sur la Loire,
Construit sur le piton rocheux d’un îlot, le Château de la Roche devient, selon l’humeur du fleuve, tantôt rocher défensif, tantôt îlot romantique.
Le château d’Armainvilliers, situé à Gretz-Armainvilliers en Seine-et-Marne, est mis en vente pour 425 millions d’euros.
La France est le pays où l’on trouve le plus de châteaux au monde : il y aurait plus de 45’000 châteaux sur l’ensemble du territoire.
Si on ajoute les manoirs, demeures seigneuriales, bastides, fermes et moulins fortifiés, haras, gentilhommières, hôtels particuliers, on compte alors 47’000 châteaux en France.
Le château d’Armainvilliers, à Gretz-Armainvilliers en Seine-et-Marne. Situé dans un domaine de 1100 ha, le château a une superficie de 9000m2, une centaine de pièces dont 40 chambres, un salon de coiffure, trois ascenseurs, cinq salons, un hammam.
Le domaine comprend, une chasse, 2 étangs, une forêt, une ferme biologique, 36 dépendances, un haras et de nombreux bâtiments annexes.,
La controverse est ouverte entre deux donjons du Comté d’Anjou, encore visibles aujourd’hui, qui s’en disputent la gloire : le donjon de Montbazon élevé entre 996 et 1006 et celui de Doué-la-Fontaine édifié à partir de 930.
Est-ce le donjon de Montbazon ?
D’après une charte de Robert II le Pieux rédigée entre 996 et 1006, une première construction fut ordonnée par Foulques Nerra, le Faucon Noir (Comte d’Anjou de 987 à 1040), construisit un castellum sur des terres appartenant à l’abbaye Saint-Paul de Cormery et cela, sans autorisation préalable. Une tour maîtresse en pierre mesurant 20 mètres sur 15 aurait été édifiée alors.
Cette première tour comporte initialement deux niveaux. Attribuable à Foulques Nerra, avant que la place forte ne soit conquise par la maison de Blois, opposée à celle d’Anjou.
Elle est rapidement contrebutée, côte sud, par un apport important de terres qui vient protéger la base de la tour. Geoffroy Martel, fils de Foulques Nerra, ayant repris la forteresse aux comtes de Blois, détruit partiellement le donjon, le rehausse de deux étages, répare sa base et fait construire un avant-corps à l’Est.
Est-ce le donjon de Doué, au château de Doué-la-Fontaine ?
Initialement dénommée la motte de la Chapelle, le site semble se développer à l’époque mérovingienne, comme l’atteste la présence de sarcophages.
Du VIIIe et au IXe siècle, les rois carolingiens, puis les rois d’Aquitaine, disposent à Doué d’une résidence, mentionnée sous le nom de villa ou palatium. Le prince Louis, roi d’Aquitaine en fera l’une de ses résidences préférées.
Vers 900, une aula carolingienne (grande salle d’un seul niveau) de 23 × 17 mètres et de murs épais (1,7 à 1,8 mètre) est édifiée. 30 à 50 ans plus tard, un incendie détruit la charpente. Ses ouvertures sont alors murées et les murs couverts de chaux. Elle est ensuite surélevée d’un étage et le rez-de-chaussée devient un vaste cellier aveugle. L’accès se fait par l’étage, à 5 mètres au-dessus du sol, via un perron en charpente, l’aula se trouve ainsi transformée en tour maîtresse fortifiée (tour-donjon), ce qui fait de Doué-la-Fontaine le plus vieux château-fort et donjon en pierre connu.
Au début du XIe siècle, la partie basse du bâtiment est emmottée, afin d’empêcher la sape, par des amas de terre rapportée qui masquent alors les parois extérieures de son rez-de-chaussée, transformé en cave. Elle-même transformée en motte castrale, l’aula, enterrée sur une hauteur de 5 mètres permet de renforcer la motte, sur laquelle est érigée une fortification en bois. Le système défensif est complété par un fossé autour de la motte, profond de 5 mètres et large d’une quinzaine de mètres.
Il ne subsiste, aujourd’hui, de la tour qui a été détruite au XIe siècle, que la partie emmottée : l’aula carolingienne initiale. Seuls demeurent sur le sommet de ses murs les premières arases de la surélévation des années 950.
Son donjon rectangulaire est le plus ancien connu encore debout en Europe, érigé sous le règne de Charles le Chauve, petit-fils de Charlemagne.
L’édifice marque une transition historique majeure : celle du passage des fortifications en bois, fréquentes à l’époque mérovingienne et carolingienne, aux premières structures en pierre taillée, capables de résister aux assauts plus puissants et de durer dans le temps.
Ici, le donjon est de structure rectangulaire, en pierre de tuffeau. Les murs atteignent environ 1,60 mètre d’épaisseur, et les ouvertures étroites, témoignent d’une vocation défensive.
Contrairement aux châteaux construits plus tard, dotés de tours circulaires, de mâchicoulis ou de chemins de ronde, celui de Doué-la-Fontaine précède l’âge d’or de l’architecture militaire médiévale. Il est considéré comme un prototype, un jalon architectural entre le palais carolingien et la forteresse féodale.
On a identifié les traces d’un bâtiment palatial annexe et d’une cour intérieure qui donnent au château son caractère administratif et résidentiel.
Tour maîtresse du château, le donjon en est le dernier dispositif de défense. Il domine l’ensemble du dispositif castral (l’ensemble du château).
La tour de Crest est l’ancien donjon du château médiéval de Crest dans la Drôme. Haute de 52 mètres, elle fait du Donjon de Crest le plus grand du monde.
La base de la tour est d’époque romaine et date du IVe siècle. Le reste est daté du XIe siècle au XVe siècle.
En 1632 le cardinal Richelieu fait détruire le château de Crest. Seule la tour massive dominant la ville subsiste.
Avec plus de 47’000 châteaux, manoirs, palais, demeures seigneuriales, bastides, fermes et moulins fortifiés, haras, gentilhommières, hôtels particuliers, la France est le pays qui compte le plus de châteaux au monde.
En France, la Dordogne aux mille châteaux, est le département comprenant le plus de châteaux. Avec près de 620 châteaux et 380 demeures de caractère, le Périgord est surnommé le pays aux 1001 châteaux.
La Nouvelle Aquitaine est la région de France qui compte le plus de châteaux en France.
Un château est le plus souvent entouré de son parc et mis en scène par des jardins.
Des dépendances, bâtiments de service, communs, écuries, fermes, granges, moulins, chapelles, abbatiales, églises, temples, pigeonniers, glacières… peuvent aussi l’accompagner et être encore visibles.
On peut diner aux chandelles dans de nombreux châteaux : ce sont la plupart du temps des moments éphémères et saisonniers.
Les plus connus sont les diners aux chandelles au château de Vaux-le-Vicomte en Ile-de-France, au château de Valençay en Val de Loire, au château de Quintin en Bretagne, au château de l’Augère en Bourbonnais, au Château de Losse en Périgord.
On peut aussi, dîner aux chandelles, dans le cadre d’un séjour au château.
Pour la location de salles au château, le budget moyen varie de 1’500€ à 3’500€.
Le coût moyen pour la privatisation entière d’un château en vue d’un mariage peut débuter à 6’000€ environ jusqu’à 30’000€ et plus, selon le standing, le nombre d’hébergements et la durée de location.
Il faut y ajouter les prestations traditionnelles d’une fête de mariage, à savoir : la location des tables, chaises, couverts, décorations, fleurs, les prestations de traiteur, sonorisation, photographe, hébergements, imprimeur… Et ne pas oublier le coût des prestations extras (baby-sitting, locations de voiture, arrivée en parachute, montgolfière, calèche, chaise à porteurs, char à bœufs, potiron géant… Seule votre imagination guidera vos choix).
Habillez vous comme vous voudrez et optez pour des vêtements légers, extensibles et respirants. Un jogging en coton, un legging ou un pantalon stretch sont parfaits, associés à un t-shirt fluide ou un sweat léger. Si vous êtes à l’aise, vous pourrez vous concentrer sur les énigmes.
Pour cette fois, il n’y aura pas de bal au château !
Nous préconisons 1 à 2h de visite pour découvrir le circuit de visite d’un château.
Certains, comme les grands palais royaux et princiers demanderont plus de temps.
Vous pourrez facilement passer la journée dans des châteaux, palais, parcs ou lieux, qui s’organisent en circuits et activités ludiques, sportives, thématiques, ateliers, déguisements, restauration, zoo, parcs et jardins.
Certains lieux proposent en outre, le séjour au château et des prestations de bien-être, sportives, et découvertes du terroir.
Pour quelques instants ou pour des journées entières, une expérience au château est un dépaysement, une bouffée d’oxygène, de culture et de rires qui viennent enrichir et éveiller les visiteurs : Ouvrez les yeux !